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Politique nationale/N’y a- t-il rien d’autre à faire dans ce pays ?

Par Haidmond Kaunan/ afriquematin.net

« Rhdp par-ci, Parti unifié par- là », si les chantres de cette philosophie descendent dans le bas peuple comme nous, pour observer la vie des laissés- pour compte, pardon des pauvres, ils pourraient entendre « Tonnerre de Dieu, y en  en a marre ! » Et pour cause des gens à qui on avait promis des torrents et  des pluies de milliards ont très faim. Et ils ont vraiment faim. Il y a donc un langage de sourd entre deux catégories de peuples. Ceux qui ne savent pas ce qui se passe, devraient savoir tout simplement que le message ne passe pas entre les émetteurs et les récepteurs.

Sinon comment quelqu’un  qui se demande  en quoi va consister sa pitance journalière peut-il être accessible par un discours politique ? En tout cas, si les chantres du Rhdp et du parti unifié n’entendent pas la réaction du peuple,  il vaut mieux  les informer, pour  qu’on leur dise que « ventre affamé n’a point d’oreilles ».  Le constat est qu’ils constatent c’est qu’ « ils ont bien beurré leur pain et souhaitent passer par nous pour le multiplier, le protéger et même le barricader à vie  en feignant de prôner la paix ».Voici la vraie réaction  des personnes à qui  on chante « Rhdp et Parti unifié », même s’ils restent dans le silence. Heureusement qu’en politique on n’est pas obligé de répondre sur-le-champ à son interlocuteur que son projet n’est pas la priorité du peuple. Quelqu’un disait dans ce pays, il n’y a pas longtemps « laissez-moi avaler ma première bouchée d’abord avant de me demander si je prendrai une seconde ».   Ne dit-on pas que la parole faite-homme ? Ce qui est déplorable c’est que dans cette forêt où il n’y a pas de saints, et on ne se fait pas la passe comme au football, il règne l’hypocrisie, les injures, les menaces, les intimidations… Vraiment cette forêt n’est plus semblable à celle  que chantait l’une des doyennes des artistes, Allah Thérèse qui disait « Bokloun tiyé », pour dire que dans cette forêt, il faut bon vivre. Aucun animal  qui y est attaché, lié ne peut être dévoré par un plus fort que lui. Cette chanson, la vielle, la fredonnait pour bercer feu le Président Félix Houphouët-Boigny, pour lui rendre hommage en présence de ses pairs visiteurs.  Hélas ! Encore hélas! Face à cette épée de Damoclès effrayante qui plane sur nos têtes, la question qui s’impose à nous est la suivante : «  N’y a-t-il que de la politique à faire en Côte d’Ivoire ? Est- ce ça la solution aux problèmes des producteurs de café et de cacao? Du bas peuple qui se tord de douleur pour avoir un repas fade par jour?