Canada/ Affaire Serge Koffi: voici le film de l’arrestation de Martial Ahipeaud

« Le Canada arrête AHIPEAUDSurprenant que puisse être cette information qui est pourtant vraie. Je tombe des nues tellement cette histoire est teintée d’une logique incompréhensible.

Les faits:
Koffi Serge Allias Sroucou Tremin Tremin, ex SG de la FESCI vit exilé au Canada depuis la crise post-électorale. Il a un statut de demandeur d’asile qui est reçu favorablement par le gouvernement du Canada puisque ce dernier s’acheminait allègrement vers la résidence permanente. Deux autres jeunes ivoiriens demandent le même asile après Sroucou et ne cachent pas comme le SG leur appartenance à la FESCI (Fédération estudiantine et scolaire de la CI). Malheureusement, à ces derniers, un refus catégorique est dirigé avec injonction de quitter le territoire au motif qu’ils auraient appartenu à une organisation terroriste qui est la FESCI. Les deux jeunes ivoiriens n’acceptent pas cette réponse et interjettent appel à cette décision. Le temps de ce procès, la justice canadienne fait marche arrière et remet aussi en cause le dossier de Sroucou qui avait pourtant été accepté et gravi plusieurs étapes décisives dans la procédure d’obtention de la résidence permanente. Sroucou, pour se défendre et défendre la FESCI, fait appel à Ahipeaud Martial le fondateur de la FESCI, pour l’aider à prouver au Canada que la FESCI n’est pas une organisation terroriste. Ce que fait brillamment Ahipeaud Martial à Montréal devant un procureur muselé par la pertinence de ses arguments. Le tribunal prévoit alors de se prononcer ultérieurement. Quoi de plus normal?

Pour nos frères, la mission d’AHIPEAUD est accomplie. Il peut rentrer fièrement au bercail. Il est accompagné jusqu’à la sécurité de l’aéroport où les derniers salamalecs sont échangés. Malheureusement, en lieu et place d’un Ahipeaud qui appelle d’Abidjan pour dire combien fut beau le voyage, c’est plutôt l’information d’une incarcération qui nous parvient. Le Canada déclare avoir attrapé un autre terroriste.

Par Armand Iré