Document sans nom
AfriqueMatin TV Ivoire Dimanche La relève Dimanche Soir Guerres Info

16 avril 2007-16 avril 2018 : il y a 11 ans, la zone qui scindait la Côte d’Ivoire en deux commençait son démantèlement !!!

Par Christ Zorro Afriquematin.net

La zone de confiance, cette ligne imaginaire qui séparait les belligérants de la crise militaro-politique commencée en septembre 2002, connaissait un début de démantèlement après l’accord historique conclu à Ouagadougou entre l’ex-chef de l’Etat Ivoirien, Laurent Gbagbo et le chef de la rébellion armée des Forces Armées des Forces Nouvelles, Guillaume Soro Kigbafori.

Mise en place dans le mois de juin 2003 par les unités des forces militaires de l’ONUCI appuyée par des blindés de la force française ‘’LICORNE’’, la zone tampon, encore appelée zone de confiance, était une zone d’interposition entre les forces rebelles et l’armée loyaliste Ivoirienne. Cette ligne s’étendait de l’est de la Côte d’Ivoire à l’ouest pour une longueur d’environ 600 kms. Ces deux forces étrangères  avaient comme base les régions de man et de bangolo à partir desquelles elles sillonnaient la partie ouest du pays. L’autre zone où les  forces dites impartiales étaient localisées, était Yamoussoukro et Bouaké, à partir desquelles elles contrôlaient la zone de non-belligérance de l’est de la Côte d’Ivoire. Le mandat essentiel des forces française et onusiennes consistaient en la facilitation et le contrôle de la circulation des biens et des personnes des parties nord et sud et l’empêchement  d’infiltration d’hommes armées du nord vers le sud et vice-versa.

A la faveur de la signature de l’accord historique de paix intervenu dans la capitale Burkinabé entre l’ex- président Ivoirien Laurent Gbagbo et l’ex-chef de guerre de la rébellion armée des FAFN, Guillaume Soro, le 04 mars 2007, et préconisant la réunification de la Côte d’Ivoire,  des traités avaient été signés dans le sens du démantèlement de cette zone tampon qui était le signe visible de la fracture du pays. Celle-ci serait remplacée par une ligne dite ‘verte’’ structurée selon trois fuseaux : est, centre et ouest. Ces fuseaux, composées de brigades mixtes au sein desquelles devraient se repartir les forces loyalistes, rebelles et impartiales durant un certains temps avant la mise à l’écart définitif de ces dernières forces pour une homogénéité des ex-armées  belligérantes. Un centre de commandement intégré qui réunit les états major des FAFN (Forces Armées des Forces Nouvelles) et des forces loyalistes a été érigé à Yamoussoukro. Le démontage du poste de contrôle de N’gatadolikro à Tiébissou, la mise en œuvre de la  première patrouille mixte FAFN-FDS-CI et la création d’un premier poste d’observation de la force onusienne seraient les premiers faits attestant de la mise en œuvre pratique du début de la fin de la force tampon, autre  point d’achoppement  de la crise militaro-politique qui a endeuillée la Côte d’Ivoire et dont les séquelles se font encore sentir à ce jour.