Plateau/ La belle satire de Sawegnon à Bendjo: « il faut mettre l’homme avant les fleurs, il faut mettre les familles avant les pavés »

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Par Léon SAKI – Afrique Matin.Net

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années. C’est une expression du penseur français Pierre corneille qui veut dire que le talent et le don n’ont pas besoin d’attendre l’âge de la maturité pour s’exprimer, autrement dit, la sagesse n’est pas forcément une affaire de vieillesse, le jeune peut bien l’acquérir. C’est de cette manière la jeunesse du fondateur de VOODOO COMMUNICATION n’a pas du tout été une entrave à sa réussite professionnelle. Une réussite qu’il entend désormais mettre au service de la commune du plateau. Dans le « pugilat » désormais ouvert qui l’oppose au maire sortant, Akossi Bendjo, l’enfant prodige, qui n’hésite pas à se comparer à KIRIKOU, use d’élégance et de belles expressions prosaïques pour mettre à nu le système de gestion de son adversaire.

Ce week-end, lors d’une rencontre avec des familles de la cité KM, voici ce que dit l’adversaire de Bendjo:  » il faut mettre l’homme avant les fleurs, les familles avant les pavés ». Quelle belle inspiration! C’est une fascinante satire dont le sens nous plonge dans un lyrisme merveilleux. Pourquoi Fabrice Sawegnon fait-il allusion à des fleurs et des pavés? En effet, dès l’avènement de l’actuel premier magistrat de la commune, l’homme a entrepris de grands chantiers d’embellissement qui ont permis de donner un visage agréable, reluisant et envieux à la commune-vitrine d’Abidjan. Les Abidjanais ont pu apprécier avec satisfaction l’aménagement des bordures de la lagune entièrement embellies de fleurs et de pavés.

Réussite? performance? Le candidat Sawegnon, lui, doute fort que l’habit suffise pour faire le moine parce qu’il ne faut pas s’en rapporter aux apparences. « Même le singe orné de soie reste toujours une bête ». Pour le patron de VOODOO Communication, le maire Bendjo a préféré l’aspect extérieur; l’ornement du corps à la souffrance intérieur du corps dans un objectif de manipulation de l’opinion. Les fleurs et les pavés qui symbolisent la beauté, consistent tout simplement à cacher le drame des résidents. Il dira à ce propos: «Fleurs c’est bien mais, elles ne soignent pas une femme qui est malade. Les pavés sont bien, mais ils ne payent pas le salaire de l’homme». Les vrais problèmes de la commune, selon lui, restent inéluctablement ceux auxquels sont confrontés les populations et qui ont pour noms, pauvreté, chômage, santé et éducation.

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